METIERS

  • 2014-06-01-OBIGIES - JOURNEEE A LA FERME CAMPINA

    2014-06-01- OBIGIES-TOURNAI : LA JOURNEE DE LA FERME

     

    Que l’on soit de la ville ou de la campagne, cette journée du 1er juin ne doit pas nous laisser de glace.

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    Il est inutile d’épiloguer sur les difficultés que rencontre le monde agricole. En effet, elles sont nombreuses, voire innombrables. Pour survivre, les fermiers se voient dans l’obligation de se diversifier. C’est, entre autres, le cas de Philippe Desbruyères et de Catherine qui, grâce à leur courage et à leur esprit d’initiative, parviennent à tenir la tête hors de l’eau.

     

    « Pour nous l’agriculture, c’est la passion des animaux et des cultures », souligne Philippe.

    La ferme de la famille Desbruyères se trouve à Obigies, sur l’entité de Pecq, en province de Hainaut . L’exploitation familiale est gérée par Philippe qui en a repris les rênes de son père René en 1995 pour s’en occuper avec son épouse Catherine et, plus tard, avec leurs trois filles.

    « J’ai travaillé toute mon enfance dans l’exploitation de mes parents et, en 1991, je me suis associé avec mon père », rappelle l’agriculteur. La ferme compte 65 vaches et 22 ha de pré.

    Depuis 1995, c’est Philippe et sa femme Catherine qui gèrent l’exploitation aidés de leurs trois filles : Laurie, Julie et Noémie ». Pour fournir du lait de qualité à Campina et produire de délicieux produits de la ferme, nous veillons à ce que nos vaches laitières reçoivent une alimentation optimale. Ainsi, dès le mois d’avril, les vaches passent un minimum de 6 heures par jour en prairie. A l’étable, la famille Desbruyères sélectionne une alimentation adaptée avec le plus grand soin. Les fourrages sont cultivés dans l’exploitation familiale, le plus naturellement possible. « Même s’il y a des jours plus difficiles que d’autres, l’agriculture reste notre passion », affirme l’exploitant.

     

    La Coopérative Campina

     

    Ce n’est pas facile de faire partie de Campina : de très nombreux aspects doivent être respectés . Des contrôles ont lieu et des règles strictes sont appliquées, auxquelles l’on ne peut pas déroger.

    On ne devient fermier Campina qu’après avoir passé une sélection rigoureuse et minutieuse. Nos fermiers doivent en outre toujours s’engager à faire paître leurs vaches au moins 6 heures par jour, et ce, au moins 120 jours par an. Ils apportent les meilleurs soins à leurs animaux, car ce qui est bon pour la vache est bon pour le lait. Et donc aussi pour nous !

    A savoir : la marque Campina fait partie de la coopérative laitière internationale FrieslandCampina.

  • OBIGIES - LeES TROTTOIRS SONT RENOUVELES

     

    OBIGIES – Les trottoirs sont renouvelés

     

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    Cela fait trois semaines que les énormes machines de la commune travaillent pour renouveler les à-côtés des voies cyclables et piétonnières du village d’Obigies. Cent quarante tonnes de gravier ont été déversées remplaçant les terres qui s’étaient amassée au fil des ans et qui rejetaient ledit gravier sur les voies cyclables, obligeant les cyclistes à emprunter la route elle-même. Pour ce faire, la commune a dû acheter un tracteur « Fergusson » capable de faire ce travail. Sur le tractopelle : le chauffeur grutier Christophe Weytsman, Jean-Paul Hubaut le chauffeur du tracteur et Jean-Paul Desmons, le terrassier ont réalisé ce travail. Ce mercredi 1er août, Obigies sera terminé. Passeront ensuite deux déverseurs de produits qui empêcheront le retour des mauvaises herbes.

    Excellente opération qui a donné au village un aspect  plus accueillant encore

  • HERINNES UNE RETRAITE BIEN MERITEE

     

     

     

    HERINNES UNE RETRAITE BIEN MERITEE

     

     

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    Françoise Desmet, assistante sociale, quitte avec quelque regret la maison de repos CPAS « Home général Le Maire » après 35 ans de bons et loyaux services.

    Rentrée à la maison de repos le 15 septembre 1977, elle nous confie ses impressions : « J’ai pris beaucoup de plaisir à venir travailler ici et cela me fait drôle de m’en aller car c’était devenu pour moi une deuxième famille » Si on lui demande si elle a préparé sa retraite, elle nous dit : « Je ne sais pas encore ce que je vais faire maintenant. Je vais d’abord ranger la maison, mettre en peinture et puis après je vais essayer de me trouver des activités. Actuellement, je fais de l’aquagym, je fais partie du Fifty One de Tournai et je me suis aussi inscrite chez les pensionnés du CPAS de Tournai qui exercent des activités. Donc, il n’y a pas de problème, je trouverai bien de quoi faire ! »

    Quand on l’interroge sur la profession qu’elle a exercé jusqu’à présent, elle nous explique : « Dans le métier, ce qui devient moins bien, c’est l’administratif qui devient un peu lourd. Ce que j’aimais surtout c’était le contact vraiment social. Cela mis à part, je me suis bien plu ici. Comme partout, comme dans tous les ménages, dirons-nous, il y a toujours des hauts et des bas… » Si on lui demande si elle est contente de partir, elle hésite : « Oui et non. Disons que si j’avais pu continuer un an, je l’aurais fait volontiers ».

    Dura lex, sed lex !

     

    Edgar Déplechin

     

     

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  • PECQ - Comment Marcel Depreter juge la gendarmerie

     

    PECQ - Comment Marcel Depreter juge la gendarmerie

     

     

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    Pensionné depuis juillet 1991,  gendarme durant 35 ans, Marcel Depreter s’est senti le besoin de nous confier les bons et les mauvais moments de sa vie professionnelle.

    « Mes opinions, devait-il souligner, n’engage que moi. J’en assure toute la responsabilité ».

     

    Depuis sa prime jeunesse, il eut des gendarmes comme voisins, c’est ce qui l’a probablement incité à entrer dans leurs rangs. Il nous affirme : « Je me suis pris d’amitié pour ces gens, d’autant plus que j’avais l’occasion de jouer avec leurs enfants ». Durant son service militaire, il passa et réussis les examens de gendarmerie. Ce corps était alors considéré comme un corps d’élite. Dès son instruction, son instructeur insista sur une discipline librement consentie, laquelle était suivie sans trop de réticences.

     

    Sa carrière

     

    Après son instruction, il a été muté en 1958 au 3ème groupe mobile de Charleroi où il resta jusqu’en septembre 1963, date à laquelle il atterrit à la brigade de Pecq. Laissons-le raconter : « Entretemps, j’ai obtenu mon brevet de chauffeur et celui de motocycliste. Ce brevet acquis, j’ai passé les tests m’ouvrant la voie à la police de la route. Tests réussis, j’ai d’abord été en charge d’escorter les convois. Ensuite, j’ai effectué des stages pour y être intégré. Ma voie était dès lors tracée. Hélas, en avril 60, j’ai été victime d’un accident qui m’a brisé le fémur. A cette époque, je connaissais une fille qui, par crainte de mon avenir, m’incitait constamment à signer un désistement. De guère lasse, je l’ai écoutée. Par la suite, j’ai regretté amèrement cette décision, d’autant plus que ma relation avec cette fille fut sans lendemain. Mis à part ce que je viens d’évoquer, de janvier 58 à septembre 63, j’ai effectué quelques détachements dont un séjour de 6 mois auprès des services du Palais royal à Laeken. »

     

    Son séjour à la brigade de Pecq et ce qu’il en pense

     

    Il juge obsolète la discipline qui y régnait, les règlements d’un autre âge, en somme l’ambiance peu intéressante. Difficile surtout pour les épouses, contraintes de se conformer à réaliser plusieurs corvées souvent ingrates, à savoir : nettoyage de ceci, rôle de passage dans la buanderie, etc.

    « C’est alors que j’ai compris l’un des articles de notre règlement qui disait ‘Souffrir avec patience les incommodités », regrette-t-il. De surplus, nous avions un commandant de brigade peu accommodant. Le règlement, rien que le règlement ! Un despote en quelque sorte. Il s’appelait Henri Brion., pensionné en 1971. Mais je relativise : hormis ce chef à visières, imbu de sa personne, je reconnais que c’était quelqu’un qui n’avait rien à apprendre de quiconque. Sévère bien sûr mais maître chez lui ! Même l’officier commandant du district n’avait rien à lui apprendre. Quand il le fallait, il savait défendre ses hommes et se mouillait au travail.

    Après le départ du précité, l’adjudant Pierre Belle lui a succédé. Ce n’était guère mieux mais il fallait s’y faire. La vie de gendarme de terrain exigeait de nous du travail bien fait, de la rigueur. Les habitudes transmises par les anciens devaient être respectées.

    Pecq n’était pas une brigade de tout repos. Nous travaillions de concert avec celle de Leers-nord durant les permanences. Les horaires étaient contraignants, l’on savait quand on commençait mais l’on ne savait pas quand on finissait ».

     

    Etre gendarme : une sinécure ?

     

    Certainement pas ! Pour assurer les permanences, ils n’étaient que deux ! « Dans les années 1970 sur la RN50 (Tournai – Courtrai), la nuit de week-end, je me souviens avoir constaté énormément d’accident de roulage. Les dancings étaient nombreux : La Bush, la Barc-à-Jac, Mic-mush. Il s’agissait encore de l’ancienne chaussée où les points d’éclairage étaient quasiment inefficaces, laissant apparaître de larges zones d’ombre.

    Être gendarme n’a jamais été une sinécure. Il fallait avoir une bonne santé, tant physique que psychique. Je me souviendrai toujours du réveillon du Nouvel-An 1982-83 quand mon collège s’est fait renverser par une voiture en face du dancing ‘ La Bush’ , alors qu’il réglait la circulation suite à un accident survenu auparavant. Dans ces moments dramatiques, il ne faut surtout pas perdre les pédales, garder son sang-froid ».

     

    Manque de soutien

     

    « Ce que je regrette de la part de la hiérarchie dans le ca que je viens d’exposer, comme bien d’autres qui sont similaires, c’est de n’avoir pas été soutenu. On nous disait : ‘ Vous êtes dans les difficultés, tire votre plan, vous n’avez qu’à…. ‘

    Des ponces-pilates, j’en ai connu ! Nous exerçons un métier ingrat, mal aimé d’une partie de la population d’une part et si, de surcroit, vos chefs ne vous soutiennent, cela devient insupportable !

    Ce que je trouve abusif, c’est de trouver la gendarmerie trop répressive. De mon temps, il n’y avait que le rendement qui comptait : PV et encore PV ! Si vous n’obéissiez pas, vous étiez vite dans l’œil du cyclone.

    Le social, c’était une bulle. La devise, c’était ‘Marche ou crève’ ! »

     

    Malgré tout

     

    « Il n’est pas dans mes intentions de tirer à boulets rouges sur la gendarmerie. Au début de ma carrière, j’ai eu de bons moments. Je me garde de mélanger torchons et serviettes. La gendarmerie était connue pour sa grande indépendance, son impartialité envers le pouvoir. Elle était inattaquable et cela ne plaisait pas à certains partis politiques. Elle a été torpillée et s’est peut-être torpillée elle-même en voulant prendre le monopole de tout ».

     

     

    Rappelons que Marcel Depreter n’engage que lui et qu’il en assume toute la responsabilité.

     

    Recueilli par Edgar Déplechin

     

    Note : Marcel Depreter, chée d’Audenarde, 22D – 7742 HERINNES Tél ; 069/ 559214