La commémoration du centenaire de l’armistice à Obigies

Ce jeudi, tous les élèves des 3èmes, 4èmes, 5èmes et 6èmes années de l’école communale se sont rendus au monument afin de rendre hommage à tous ceux qui sont morts en défendant notre liberté.

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Durant toute la cérémonie, le président Pierre Vancoppernolle tint en haleine l’attention des enfants dont les yeux étaient constamment rivés sur  l’orateur. Ils écoutèrent avec respect le rappel des faits de la grande guerre et de la guerre en général, tant ceux évoqués par le président que ceux du doyen Ruelle, lequel insista surtout sur la paix qui doit régner aussi bien à l’école que dans le monde mais aussi ceux de Gilbert Geuts qui fut fait prisonnier lors du conflit 40-45.

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Le discours du président 

Le 11 Novembre est une date qui n’a pas besoin d’être rappelée chaque année.

Dans notre mémoire, elle a pris place dans la série des quelques journées historiques de notre pays comme le 21 juillet

 

Le 11 Novembre fut d’abord un grand moment d’unité nationale : le canon se tait, l’arrêt des combats est enfin arrivé. Mais entre ces deux moments, que d’horreurs, que de sacrifices, que de désespoirs !

 

En ce 11 novembre 1918, cette tuerie s’arrête enfin ; les soldats, les femmes, les enfants, les familles entières se rassemblent jusque dans les plus petits villages du pays. C’est la joie qui triomphe  partout …….l’Armistice c’est aussi se rappeler la victoire, mais à quel prix !

Commémorer l’Armistice du 11 novembre a-t-il encore un sens 100 ans après ? Après tout, c’était il y a longtemps.

Commémorer l’Armistice a encore un sens parce que notre pays porte encore en lui (notamment la région de Comines-Warneton-Ypres) les marques du conflit.  Des villages entiers ont parfois été rasés et dus être totalement reconstruits. Le nombre important de cimetières militaires, le nombre de tombes militaires dans nos cimetières (à Pecq, Hérinnes, Obigies, Warcoing Esquelmes), les monuments aux Morts, les plaques commémoratives, des noms de rue…… sont une trace très forte de la violence des combats dont les populations et les soldats ont été témoins.

Les familles portent encore, elles aussi, les cicatrices du conflit. Dans toutes nos familles, qui n’a pas connu un arrière-grand-père qui a combattu le long de l’Yser, une grand-mère orpheline de son père ou une arrière-grand-mère veuve et orpheline d’un fils ?

Cette mémoire, il est essentiel de la garder et c’est notamment le rôle de l’école de la transmettre. Cette mémoire est importante, parce qu’elle rappelle aux élèves que le monde dans lequel nous vivons est fragile. Elle doit inciter les jeunes à la vigilance. Elle doit aussi leur apprendre le fait de rendre hommage. Hommage à nos Ancêtres, à ceux qui vécurent la guerre et à ceux qui y périrent.                            Cette mémoire du conflit doit enfin et surtout être, pour les élèves, porteuse d’un message de paix.

Les enfants,  l’avenir de notre pays, de l’Europe, du monde sera bientôt entre vos mains. Il y a un moyen très simple pour ne pas oublier ceux qui nous permettent de vivre libres aujourd’hui : chaque fois que vous verrez un coquelicot, pensez à ceux qui se sont battus pour nous. Le coquelicot, rouge comme le sang versé, est le symbole de la vie et de l’espoir plus forts que tout. Le coquelicot est en effet la première fleur sauvage à réapparaître sur des terrains dévastés comme des champs de bataille. Le coquelicot est devenu l’emblème de la 1ère guerre mondiale.

N’oubliez pas, de chaque coquelicot qui s’ouvre au soleil, c’est l’âme et l’esprit d’un combattant qui s’envole rejoindre les alouettes, et nous fait rappeler notre liberté ;                                                       

En ce moment exceptionnel du centenaire de l’Armistice, en ce 11 novembre, au nom de notre Devoir de Mémoire, oublions tout ce qui peut nous diviser, pour nous rassembler et unir nos forces dans  un même but : la défense de nos libertés, le respect de l’homme et de notre terre !

 

 

 

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