Les voeux de bonne année à Pecq

La parution intégrale des discours peut, à première vue, sembler "indigeste". Deux sortes de personnes existent: celles qui ont assisté à la cérémonie, et celles qui avait d'autres occupations. La première qui a écouté dans un silence que l'on peut qualifier de religieux mais qui, et c'est tout à fait normal, n'ont pas pu retenir tout ce qui a été énoncé. La deuxième catégorie aura, nous en sommes persuadés, la curiosité de savoir ce que les 3 orateurs ont  tenu à faire connaître. C'est dans ce but que nous avons voulu vous les présenter   

 

 

Le discours de Jonathan Ghilbert, président du CPAS a "ouvert le bal"

 

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Le voici dans son entièreté.

Monsieur le Bourgmestre,

Mesdames et Messieurs les Echevins,

Mesdames et Messieurs les membres du conseil communal et du conseil de l’action sociale,

Mesdames et Messieurs, en vos titres et qualités,

 

Comme il est désormais de coutume, nous nous retrouvons ce jour afin de donner, tous ensemble, le coup d’envoi de cette nouvelle année. C’est ainsi que j’ai l’honneur de m’adresser à vous en tant que Président du CPAS mais aussi, et surtout, en tant que porte-parole de mes collègues du Conseil de l’Action Sociale qui, par mon intermédiaire, vous transmettent leurs vœux les plus chaleureux.

Avant de jeter un œil sur l’année écoulée et de tracer les grandes lignes qui rythmeront, à n’en point douter, les semaines et mois à venir, il me semble opportun de mettre l’accent sur d’autres considérations.

Tout d’abord, je m’en voudrais de ne pas vous souhaiter, ainsi qu’aux membres de votre famille, une excellente santé ! L’année dernière, à pareille époque, j’énonçais ici le proverbe selon lequel « On ne connait le prix de la santé que quand on l'a perdue. ». Un an après ces paroles, je ne puis que repenser à celles et ceux que la maladie n’a pas épargnés .. avec une pensée particulière pour notre ami Robert qui nous a malheureusement quitté et dont nous gardons, toutes et tous, un souvenir ému.

Cela étant dit, je vous invite à poursuivre, chacune et chacun dans son rôle, votre investissement de tous les jours au profit des habitants de notre belle commune de Pecq.

En effet, ne perdez jamais de vue que chaque fonction revêt plus que jamais son importance dans le puzzle pecquois, que ce soit dans les bureaux de l’administration, dans les écoles, sur nos routes, au sein du Home et même autour des tables de Conseil.

Enfin, qui dit travail en communauté, dit obligatoirement respect. À cet égard, il me semble utile de préciser qu’il s’agit là d’un élément primordial dès l’instant où l’on souhaite faire fonctionner nos institutions au quotidien. Respect entre collègues, respect envers la hiérarchie administrative mais également, ne l’oublions pas, respect du monde politique envers l’Administration et inversement. À ce niveau, il me semble que la notion de respect se doit d’être entendue de manière large, respect entre êtres humains d’abord car c’est la pierre angulaire de l’ensemble, mais aussi respect du travail accompli car trop souvent, j’ai l’impression que cette notion élémentaire est galvaudée voire, tout simplement, mise volontairement aux oubliettes.

À noter que je pourrai également développer un raisonnement similaire sur les notions d’équité au sens large ou d’objectivité mais je pense qu’une majorité des personnes présentes m’aura comprise …

À présent, permettez-moi d’épingler le dossier qui aura tout logiquement rythmé mon mandat de Président : le dossier du Home Général le Maire.

À ce niveau, on peut dire que 2017 aura été riche en avancées.

  • D’un côté, je vous rappelle mes propos de l’année dernière lorsque j’évoquais la décision collégiale du Conseil de l’Action Sociale visant à lancer les opérations. Cahier de charges, remise des offres, examen, attribution du marché .. tout cela fut bouclé au cours des 12 derniers mois ! Le résultat, un accord de la tutelle et un ordre de commencer les travaux qui a été signifié à l’entreprise il y a quelques jours. Rendez-vous dans quelques semaines pour la pose de la 1ère pierre, ENFIN pourrais-je dire !
  • D’autre part, concernant la maison de repos à proprement parler, je me permets de rappeler la décision wallonne de nous octroyer un subside de 4.000.000 € pour notre projet de nouvelle construction. Attention, il faudra encore un peu de patience puisque les subsides ne sont libérables qu’à partir de 2019 de sorte qu’il incombera, à la personne qui me succèdera, de boucler cet importantissime dossier. Bien entendu, nous n’attendrons pas passivement l’échéance et lancerons, dès que faire se peut, les éléments de procédure qui peuvent l’être à l’état actuel.

En second lieu, je souhaite mettre en avant le travail social de notre CPAS car j’ai trop souvent l’impression qu’on le néglige. À entendre certains, il n’y aurait pas de dégradation de la situation sociale et tout irait bien, dans le meilleur des mondes. Eh bien non, désolé, c’est loin d’être le cas ..

Davantage de situations sociales délicates et de dossiers complexes entrainent, qu’on le veuille ou non, une augmentation du recours à nos services de première ligne.

Comprenons-nous bien, je ne dis pas cela « pour faire bien » mais simplement pour alerter nos consciences et mettre en lumière certaines réalités que d’aucuns auraient vite fait de mettre sous silence.

Enfin, je souhaite évoquer l’année qui débute sous l’angle des échéances à venir. En effet, je ne surprendrai personne en disant que nous vivrons prochainement des mois rythmés par une campagne électorale qui, somme toute, a déjà commencé ! De fait, certains ont déjà tiré des plans sur leurs futurs résultats tandis que d’autres se targuent déjà de savoir quel poste ils ou elles occuperont l’année prochaine. Personnellement, même si je demeure tout à fait insensible à ces effets d’annonce que je qualifierais, au mieux, de puérils, je ne peux m’empêcher de considérer que cela n’augure finalement rien de bon pour le travail quotidien de chacun de nous. Mais soyons de bons compte, tout le monde a des objectifs .. c’est juste que chacun de nous a une façon différente de les appréhender.

Dès lors, car c’est la période des bonnes résolutions, j’émets le souhait que tous les acteurs politiques (actuels et en devenir) puissent œuvrer dans l’intérêt général et non pour leurs intérêts partisans et ou personnels. Qu’ils puissent, en examinant un dossier, une proposition ou une sollicitation, d’abord réfléchir à la plus-value collective plutôt qu’à l’éventuel apport de voix qu’il amènera à celui qui s’attribuera la paternité de l’idée, à tort ou à raison d’ailleurs. C’est d’autant plus important que nous évoluons au niveau local, c’est-à-dire le plus important pour la plupart de nos citoyens.

Au final, j’énoncerai un célèbre proverbe africain qui énonce que « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».

Voilà, bien qu’il soit aisément possible de commenter la situation pendant des heures (et avouons qu’il y aurait matière), je ne vais pas être beaucoup plus long car le but n’est pas de vous assommer, dès le 2 janvier, avec un long et pesant discours, surtout quand on sait que je ne suis pas le dernier à prendre la parole aujourd’hui.

J’en termine ici en vous remerciant d’avoir pris le temps de m’écouter et je vous réitère mes meilleurs vœux pour l’année nouvelle !

Merci à toutes et tous.

 

 

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