Pecq: Marc D’Haene n’est plus candidat-maïeur

Un article d'Albert Desauvage

 

 

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Omniprésent sur la scène locale depuis 1995, Marc D’Haene n’occupera plus la première place sur la liste GO. En bout de course le maïeur? Personne ne prend le risque de l’enterrer politiquement trop vite... Le PS, partenaire actuel de majorité, mise sur la jeunesse et sur un rééquilibrage des forces...

C’est la première fois depuis qu’il est devenu bourgmestre en 1995 que Marc D’Haene ne conduira pas la liste du groupe GO en octobre 2018, composée de candidats cdH et MR. Et ce n’est pas son premier échevin, René Smette, qui la mènera. Philippe Delsoir, le co-fondateur de la fête des jeunes d’Obigies est le « nouveau » candidat-bourgmestre du groupe GO, même si la liste sera poussée par le maïeur sortant qui, quoi qu’il en soit, n’exercera qu’un demi-mandat. Philippe Delsoir est aujourd’hui clairement le poulain de Marc D’Haene que l’ont dit fatigué. Ce qu’il reconnaît.

Mais l’Obigeois tient à accompagner la nouvelle génération. Un moment du moins.

Derrière Philippe Delsoir, il est fort probable que la seconde place sera occupée par Agnès Vandendriessche et la troisième par René Smette. « Mais rien n’est encore défini », assure le maïeur sortant. On sait que Sophie Pollet briguera volontiers un nouveau mandat et qu’une petite nouvelle y fera son apparition : Emmanuelle Pee, la directrice financière. En congé de ses fonctions pecquoises depuis qu’elle a rejoint le cabinet namurois du ministre Jean-Luc Crucke, Emmanelle Pee, en quête d’un domicile dans l’entité et active au sein du comité de la fête des jeunes d’Obigies, devrait figurer sur la liste de Philippe Delsoir qui entend imprimer sa marque dès à présent.« Si les Pecquois me plébiscitent, je serai différent de Marc, car que nous sommes déjà différents. Mais en comptant toujours sur lui, sur son expérience, sur ses relais. Nous pourrons très bien nous compléter. Je prendrai des décisions », assure-t-il.

Un beau combat à quatre

Comme celle, et c’est là la toute première, de consulter. « Je veux impliquer la population, dès maintenant et travailler en équipe, en écoutant aussi les autres élus. Impliquer les Pecquois est essentiel et ça commencera par des réunions citoyennes dans les villages ou selon des thèmes précis qui permettront à notre groupe d’établir un programme réaliste ».

Le PS aussi mise sur la jeunesse. Aurélien Pierre a été écarté de la tête de liste au profit de Jonathan Ghilbert qui parle de ces 6 premières années (président de CPAS et membre du Collège) comme d’une « belle expérience. Avec des moments parfois difficiles dans une majorité aux forces disproportionnées et un tempérament comme celui de Marc », résume-t-il. Mais« nous avons bien travaillé. Notamment pour la maison de repos. Quand un dossier dépasse le cadre de la politique, notre travail est constructif ». Un avis que partage le Premier des Pecquois : « Nous avons connu des hauts et des bas dans cette majorité, comme dans un ménage, nous aurions certainement pu faire mieux, mais sur l’essentiel nous sommes parvenus à avancer sans heurts, sans jamais mettre en péril les dossiers importants pour la vie des Pecquois, comme cette maison de repos dont nous avons assuré la pérennité ».

Dans les partis de la minorité, on se prépare aussi. Pour le groupe Oser, André Demortier, le meilleur ennemi de Marc D’Haene, sera toujours de la partie. Comme ses co-listières Anne-Marie Fourez et Christelle Loiselet. « Je tirerai ou je pousserai la liste », confie André Demortier. Pour le reste, le groupe est entré en phase de discussion interne. Il ne se définira pas avant le début de l’année 2018.

Même chose dans les rangs du groupe Écolo : Aurélien Brabant et Philippe Annecour, les deux conseillers sortants, et Maurice Trooster (conseiller du CPAS) se représenteront au suffrage des Pecquois. La liste est actuellement en phase de composition. On ne sait pas encore à ce stade qui pourrait la mener. Elle sera d’ailleurs en partie dévoilée le 22 octobre prochain lors de l'apéro-caricatures du groupe qui « constituera pour nous l'occasion d'évoquer notre projet politique, d'apporter des précisions quant aux visées fixées et aux moyens qui seront mis en place pour tenter de les atteindre ». En attendant, Philippe Annecour ne mâche pas ses mots quand il s’agit de dresser un bilan de la majorité : « Je suis désabusé par cette incapacité de la majorité à travailler en groupe, due certainement à la personnalité du bourgmestre ».

ALBERT DESAUVAGE

Qui avec nous?

DIMANCHE, OCTOBRE 15, 2017 - 12:55

Si un candidat devait débaucher un candidat d’un autre parti, ce serait qui? Pour le bourgmestre Marc D’Haene (GO), ce serait Philippe Annecour, « une personnalité posée qui a de bonnes idées ». André Demortier (Oser) aurait plutôt envie de débaucher Aurélien Pierre (PS) qui « fait ce qu’il peut avec l’enseignement mais qui a surtout réussi à sauver la maison de Léaucourt. Il est méritant  pour son investissement à sauver l’infrastructure et son personnel», selon le conseiller. Jonathan Ghilbert (PS) a songé également à Philippe Annecour qui « apporte quelque chose de différent. Il ne mettra jamais un frein pour mettre un frein ». Quant à Philippe Annecour, il pencherait plutôt pour Agnès Vandendriessche (GO-MR) qui « est une personne respectueuse, ce qui en politique se fait rare ».

Les commerces au «top»

DIMANCHE, OCTOBRE 15, 2017 - 12:54

Selon le sondage réalisé par iVox auprès des lecteurs de «Nord Éclair» qui ont accepté de répondre spontanément à notre questionnaire en ligne, les Pecquois sont plutôt satisfaits des services de leur commune.

Une cotation sur 10 a été attribuée à différents domaines.

À la question «Pouvez-vous indiquer dans quelle mesure vous êtes fier/fière de votre commune», ils attribuent une note de 6,97. La note est de 7 lorsqu’il s’agit de noter l’administration communale pecquoise.

Les Pecquois sont satisfaits de la politique développée dans certains domaines ou des services offerts dans la commune: l’offre de magasins (8,13), l’offre des écoles (8) la tranquillité (6,49), la serviabilité des services communaux (6,71), le soutien au monde associatif (6,07), la propreté (6,01). Ils sont nuancés en termes de sécurité des personnes et des biens (5,83), les transports publics (5,69), le prix de l’immobilier (5,40) et d’infrastructures sportives (5,29).

Mais visiblement, les Pecquois ont aussi des sujets de mécontentement, avec des notes inférieures à 5 dans les matières suivantes : la sécurité routière (4,87), la vitesse des véhicules (4,26), l’entretien des routes et trottoirs (4,38), ou encore l’installation de mobilier urbain comme les bancs (4,69).

Baromètre Sudpresse/RTLInfo/iVOX réalisé par internet du 29 septembre au 4 octobre auprès de 12.341 sondés de Wallonie et de Bruxelles. L’échantillon de cette commune est trop petit pour être scientifiquement représentatif de la population.

Les priorités à gérer selon les Pecquois

DIMANCHE, OCTOBRE 15, 2017 - 12:53

Quand on demande aux Pecquois quelle serait la priorité qui devrait être celle des élus, une majorité répond : « l’image de la commune ». Ils réclament « une bonne entente entre les responsables communaux »ou, dit autrement, « une cohésion du groupe au pouvoir ». Viennent ensuite, des thèmes aussi divers que la propreté, l’entretien des voiries, une meilleure attribution des logements sociaux, plus d’activités culturelles, des actions en matière de lutte contre la délinquance des jeunes. Ce dernier point était en relation avec les faits de criminalité touchant le village d’Hérinnes. Les Pecquois souhaitent aussi « la mise aux normes de la maison de repos » et « des moyens pour le tourisme et la culture ». Dans une moindre mesure, en priorité numéro 2, les Pecquois demandent « plus de policiers de proximité », mais aussi un réaménagement des salles communales, des aménagements pour réduire les impacts du charroi le long de la route nationale. Ils demandent aussi des réunions citoyennes pour que chacun puisse donner son point de vue sur la vie communale.

Quatre thèmes de campagne, des idées...

DIMANCHE, OCTOBRE 15, 2017 - 12:53

Mobilité : Pour André Demortier, « il y a un travail à faire en matière de sentiers entre les villages », un sentiment partagé par Philippe Annecour pour qui « il faut insister sur les liaisons cyclables ». Marc D’Haene avance l’idée d’un « plan de mobilité global pour l’entité » et « la priorité d’une piste cyclable entre Hérinnes et Warcoing ». Quant à J. Ghilbert, il fait de « la RN50 un sujet de préoccupation, vu son état et la vitesse  excessive ».

Sécurité : Marc D’Haene assure qu’il ne « continuera pas à donner plus d’argent à la zone de police sans voir plus de policiers dans la rue », alors que selon André Demortier « il faut accentuer le travail des PLP », mais aussi selon Philippe Annecour et Jonathan Ghilbert «  engager un éducateur de rue pour toucher les jeunes », notamment à Hérinnes.

Propreté publique  : ils sont tous d’accord pour dire qu’il faut en faire plus, notamment par « la sensibilisation » selon Philippe Annecour et « la multiplication d’opérations citoyennes ». Jonathan Ghilbert pense qu’il faut repenser les aménagements urbains.

Pauvreté  : « la création d’un magasin social ou de seconde main sont des outils qui, permettent, comme les contrats Art 60 de sortir la tête de l’eau », précise J. Ghilbert.

 

Commentaires

  • Je n'ai rien contre Philippe Delsoir mais tout ceci ressemble à une belle mascarade à la Poutine / Medvedev ...
    Je n'ai aucune compétence politique mais je ne pense pas d'une commune se gère de la même manière qu'une fête des jeunes.
    ...

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