2013-10-24-OBIGIES- BARBISSART A PERDU SON PROPRIETAIRE

GERARD N'A PAS PU ASSISTER AUX JOURNEES DU PATRIMOINE

Gérard Desmons nous a quittés, une figure obigeoise s’en est allée à 77 ans, très discrètement, à l’image de sa vie.

 

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La ferme de Barbissart qu’il chérissait tant avait vu la famille Desmons s’installer en ses murs à la Révolution Française.

Depuis, les travaux des champs, les soins aux bêtes, la meunerie (le moulin, construit en 1817 qui a cessé ses activités suite aux dégâts de la Première Guerre Mondiale), l’implication dans la wateringue,…étaient le quotidien de ces générations de travailleurs, âpres au labeur.

Sans relâche, Gérard a marché dans les sillons creusés par ses ancêtres : épanoui, à juste titre, dans son travail, honnête, précis, méticuleux, ordonné (il fallait voir son atelier pour comprendre le soin apporté au moindre outil), il avait à cœur le goût du travail bien fait.

                                               

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Pédagogue à ses heures, il avait expliqué tant de choses à Philippe, le petit-fils d’Henriette, son épouse : la mécanique agricole, les trucs et astuces du bricoleur, en un mot : le bon sens paysan dans son acception la plus noble.

Gérard aimait les autres, ceux qui lui étaient proches par le cœur plus que par les liens du sang mais aussi ceux qui, à son instar, étaient des personnes humbles. De ces gens qui font peu de bruit mais n’en n’agissent pas moins dans le respect de l’humain.

Son potager, ses fleurs dont les arums, les géraniums et les dahlias, faisaient l’admiration des passants et des automobilistes. Certains étaient même venus à la visite des Journées du Patrimoine en ce début septembre 2013 rien que pour voir de près ce qu’ils admiraient depuis la route !

Dieu sait qu’il en connaissait des choses : de ses ancêtres, il avait retenu les anecdotes transmises au fil des générations mais lui-même avait gardé une excellent mémoire de ce qu’avait été sa vie et son contexte. Avec lui, c’est un peu de notre mémoire obigeoise qui disparaît.

Gérard avait émis le souhait de partir sur la pointe des pieds mais c’était sans compter sur le respect et l’amitié qu’il inspirait. L’église d’Obigies était pleine, non d’une assistance à la présence juste polie, mais de ceux qui avaient tenu à l’accompagner dans son dernier voyage en marque d’amitié.

Nos condoléances sincères à Françoise et à ses proches.

Gérard repose au cimetière d’Obigies, dans sa terre, pour toujours

Commentaires

  • Gerard un home qui avez le cœur sous la main toujours a rendre service au autre sa fai un vide dans nos vie repose en paix Gerard

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